Qu’est-ce que la transcommunication vidéo ?
La transcommunication instrumentale vidéo, ou TCI vidéo, offre la possibilité de capter des images provenant supposément de l’Au-Delà. Contrairement à la TCI audio, cette approche requiert un appareillage plus élaboré et une technique un peu plus complexe à maîtriser.
Les pionniers de la TCI vidéo
Les premières images auraient été obtenues dès 1973 par le professeur Mario Rebecchi, à Finale Emilia, dans la région de Modène en Italie. Des images fixes apparurent d’abord sur son téléviseur, avant que des visages de personnes décédées, qu’il reconnaissait, ne se manifestent à l’écran.
L’un des chercheurs les plus emblématiques dans ce domaine reste sans conteste l’Allemand Klaus Schreiber, originaire d’Aix-la-Chapelle. Dès 1985, il entreprit ses premières expérimentations et vit apparaître sur l’écran de son téléviseur le visage de sa fille Karin, décédée, ainsi que d’autres membres de sa famille. Son compatriote Hans Otto König obtint lui aussi des images remarquables, notamment des visages d’enfants.
Un troisième chercheur allemand mérite d’être mentionné : Adolf Homes, qui reçut en TCI vidéo le visage de Friedrich Jürgenson le 13 octobre 1994, soit sept ans après le décès de ce dernier.
En France, Monique Simonet a également expérimenté la transcommunication vidéo avec succès et partagé sa méthode avec ceux qui souhaitent tenter l’expérience.
Matériel nécessaire
- Un téléviseur noir et blanc ou couleur
- Une caméra avec zoom et amplificateur vidéo
- Un caméscope disposant d’une fonction ralenti et d’un arrêt sur image de qualité
- Un pied photographique
Technique pratique
La première étape consiste à débrancher l’antenne du téléviseur, ce dernier devant être réglé sur un canal libre. Le magnétoscope est ensuite relié au téléviseur, et la caméra vidéo reliée au magnétoscope. On place alors la caméra face à l’écran, à environ deux mètres de distance, de façon à ce qu’elle s’y reflète. Cette configuration crée ce que l’on appelle une boucle de Larsen, bien connue des parapsychologues.
Une image granuleuse apparaît alors sur l’écran. L’idéal est d’observer des volutes de lumière claire en mouvement, que l’on filme pendant quelques minutes après avoir soigneusement réglé la caméra. Vient ensuite la partie la plus fastidieuse : le visionnage image par image de l’enregistrement. C’est à ce moment que peuvent apparaître des formes qui se transforment progressivement en visages, parfois difficiles à distinguer, parfois étonnamment nets.
Un travail de patience et de discernement
Il faut savoir qu’une minute d’enregistrement vidéo correspond à 1 500 images distinctes à examiner. Cette démarche exige donc une disponibilité de temps considérable. Elle demande également une grande rigueur intellectuelle : la fatigue peut pousser à voir des visages là où il n’y a que des formes floues. Seules les images claires et objectives doivent être retenues, sous peine de discréditer l’ensemble du phénomène aux yeux des observateurs critiques.
Les expérimentateurs français
Pascal Jouini a mis au point une méthode originale, consistant notamment à incliner la caméra de 90° et à exploiter la lumière ambiante. Il est parvenu à obtenir des images en couleur, dont certaines représentent des animaux.
Guy Gruais, photographe professionnel, a repris ce protocole et précise l’importance de la distance entre le caméscope et le téléviseur, qui joue au centimètre près et nécessite de nombreux ajustements. Il insiste également sur le rôle crucial de la lumière ambiante dans la réussite de l’expérience.
Thierry Boucher a utilisé la même méthode et obtenu un cliché sur lequel on distingue nettement un visage féminin.
Guy Révol, quant à lui, a capté de nombreux visages, dont certains ont été formellement identifiés par des proches. Parmi les témoignages les plus frappants, on note celui d’Yves Linès, qui a reconnu sa mère décédée en 1990 dans une image reçue par Guy Révol — la défunte y apparaissait telle qu’elle était à l’âge de 43 ans environ, avec la même coiffure et le même regard caractéristique que sur les photos de l’époque. Guy Révol a également capté des images liées à plusieurs autres familles, dont le fils de Monsieur et Madame Darley de Valence, disparu dans l’accident du vol TWA 800.
Analyse scientifique des images
L’informaticien Maurice Bulant a soumis certaines images à une analyse logicielle approfondie. Son objectif était de déterminer si ces formes représentaient de simples taches ou si elles exprimaient un réel volume tridimensionnel. Les résultats ont montré que ces images présentaient bien un volume, éliminant ainsi l’hypothèse d’un simple effet de type Rorschach.
Une théorie suggère que ces visages se formeraient dans le tube cathodique du téléviseur, une source extérieure utilisant un plasma structuré par l’accumulation d’électrons et d’ions générée par la boucle fermée. Il est également noté que les anciens téléviseurs semblent donner de meilleurs résultats que les modèles récents.
L’humanité est-elle prête à accueillir ces révélations ?
La chercheuse brésilienne Sonia Rinaldi apporte une réponse nuancée à cette question fondamentale :
« Je pense que l’humanité en général n’est pas préparée, mais il me semble que les ‘émetteurs’ s’entraînent à l’utilisation de notre technologie encore primitive. Au fur et à mesure que l’humanité s’éveillera et évoluera, nos amis de l’autre monde seront déjà prêts à communiquer avec nous à grande échelle. Notre manque de préparation est essentiellement dû à l’influence des dogmes religieux, qui freinent l’ouverture à une rationalité plus exigeante. Lorsque nous aurons la maturité nécessaire pour accueillir cette autre réalité, nous serons enfin prêts. »
Des chercheurs à l’échelle internationale
La transcommunication vidéo est un phénomène qui dépasse largement les frontières françaises. Des expérimentateurs du monde entier — en Allemagne, au Brésil, en Espagne, en Italie et au Luxembourg — ont obtenu des images suffisamment nettes pour lever tout doute raisonnable sur leur nature. Ces travaux collectifs contribuent à ancrer la TCI vidéo comme un champ de recherche sérieux, à la croisée de la technologie et des questions les plus profondes sur la nature de la conscience et de la vie après la mort.