LES PRÉDATEURS DE LA DOULEUR

(par Yves Linès)

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Je me suis senti quelque peu obligé, sans vouloir paraître présomptueux, d’ouvrir par ce paragraphe une parenthèse dans le but de dissiper quelques égrégores malsains qui planent insidieusement sur la transcommunication. J’ai jugé important d’intervenir pour dégager un ciel qui ne peut rester brumeux dans le paysage de la T.C.I. Sa voûte céleste doit être aussi lumineuse, aussi empreinte de clarté que le firmament des sphères de L’Au-Delà qu’elle contacte.

Il est déplorable et affligeant de constater que certains transcommunicateurs, ou qui se qualifient comme tels, voient dès le départ ou envisagent par la suite, le moyen d’exploiter le « filon » de la douleur et du désespoir. Une mine plus que rentable puisque inépuisable. Il m’a  été communiqué, émanant de sources bien informées ou  de personnes qui y furent confrontées, que certains proposent leurs services ou plutôt leur aide, comme il leur plait à dire, ( le mot faisant plus altruiste ), contre participation financière.

Bien évidemment, que ce soit nous-mêmes, dans notre association, ou nos amis « d’Infinitude », Monique et Jacques Blanc-Garin qui œuvrent dans la même morale, comme aussi beaucoup d’autres expérimentateurs, ne concevons l’aide apportée par la transcommunication que dans la seule éthique du bénévolat.

Il arrive parfois que les personnes à qui nous avons fait parvenir une cassette de messages reçus, désirent d’un élan personnel adresser en remerciement une participation pécuniaire ; nous la rejetons impérativement pour nous-mêmes, en informant d’une part les donateurs, que le soutien  que nous essayons de leur procurer est totalement et entièrement gratuit. Mais par ailleurs, que cette contribution dont ils veulent dans le bonheur du réconfort reçu, nous gratifier avec tant de gentillesse peut servir en d’autres domaines, notamment à des personnes défavorisées, forgeant ainsi à leur tour une chaîne d’entraide.

L’association « Infinitude » que je recommande aussi, aiguille les donations vers l’achat d’appareillages destinés aux malentendants, donnant ainsi à des déficients auditifs, non seulement la possibilité d’améliorer considérablement leur vie quotidienne, mais leur permettant aussi l’incommensurable bonheur d’entendre enfin les messages d’un aimé les réconforter depuis l’Au-Delà.

En ce qui nous concerne, notre association dirige chaque fois l’intégralité des dons de personnes qui souhaitent nous adresser une participation, vers des œuvres  caritatives, comme ce fut le cas pour une association qui redonne l’espoir en la vie aux enfants maltraités ou encore vers une famille  en grande nécessité.

Il est inconcevable, et nous nous insurgeons tous avec indignation, que quelques-uns puissent exploiter une épreuve aussi terrible que celle du deuil, dans le but d’alimenter une source de profits personnels, commettant ainsi la double forfaiture de faire naître par leurs agissements le discrédit sur ceux qui œuvrent dans l’honnêteté. Il va sans dire que nous nous dissocions en intégralité de ces oiseaux de proie.

Nous n’avons pas bien sûr la naïveté d’un Don Quichotte, et nous prenons bien conscience qu’il serait irréalisable de vouloir refaire le Monde. Nous ne pouvons aussi que dispenser des conseils de prudence, et alléguer de sérieuses mises en garde contre ces marchands du temple ; en souhaitant que chacun puisse être à même de séparer le bon grain de l’ivraie.