Le 10 août 2008, nous avons décidé de visiter une abbaye située en périphérie de Toulouse. Cette journée était particulière : elle précédait l’anniversaire du départ de ma fille Carole, qui nous a quittés le 11 août 1999.
Nous nous étions rendus dans ce lieu saint avec l’intention de prier pour tous nos êtres chers, qu’ils soient encore parmi nous ou déjà de l’autre côté. Yves Linès, convaincu que cet endroit chargé d’énergie se prêterait à une session de TCI, avait apporté son magnétophone à piles. Il a ainsi enregistré dans chaque recoin que nous avons visité : l’abbaye elle-même, la chapelle et la crypte avoisinante.
Sans aucun support particulier, nous avons capté des voix souffles, très ténues mais audibles. C’est dans le grand parc entourant le bâtiment que nous nous sommes installés pour écouter l’enregistrement. Nous avons eu la grâce de recevoir de beaux messages, dont celui de notre fille Carole, qui disait simplement :
« C’est mon anniversaire »
Une pierre en forme de cœur
Sur le chemin du retour vers le parking, alors que je marche d’ordinaire sans prêter attention à ce que je foule, mon regard a été soudainement attiré vers le sol. Parmi des dizaines de pierres banales, l’une d’elles a failli se retrouver sous mes pas — et c’est précisément ce qui m’a arrêtée net. Elle avait la forme d’un cœur, un beau cœur d’environ quatre centimètres sur cinq.
À mon exclamation, Yves est venu la dégager de la terre. Un véritable « coucou » reçu en cette journée de recueillement, comme un signe tendre venu ponctuer notre prière.
Des cœurs qui jalonnent le quotidien
Depuis lors, de petits cœurs continuent d’apparaître dans notre vie de tous les jours. Ces signes surgissent souvent au moment précis où je pense intensément à Carole ou lorsque je parle d’elle. En voici quelques exemples qui illustrent la diversité et la spontanéité de ces manifestations :
- Une grosse tomate en forme de cœur, offerte par un ami à qui mon mari Albert avait parlé la veille de l’au-delà pour l’apaiser face à l’idée de la mort.
- Une prune découverte dans le panier chez ma belle-sœur, alors que nous venions justement d’évoquer les signes de Carole.
- Une goutte d’eau tombée de nulle part sur la sandale d’Albert, au moment où il pensait à son chien qu’il savait condamné.
- Divers cailloux trouvés toujours à des instants clés de notre vie.
- Une chips, la surface d’un œuf dur, des traces dans un cendrier… autant de formes inattendues.
- L’intérieur d’une boîte de camembert : la croûte avait formé un cœur parfait au fond du couvercle, la semaine même où nous avions appris que notre chien Ovak était condamné par un cancer des os.
Les cœurs d’Isabelle, la meilleure amie de Carole
Un jour, Isabelle — la meilleure amie de Carole — m’a confié en riant : « Cathy, je suis poursuivie par les cœurs ! » Sur le moment, je n’ai pas saisi ce qu’elle voulait dire. Elle m’a alors expliqué qu’elle voyait des cœurs partout dans son quotidien. Comme elle pense constamment à Carole et lui parle régulièrement, il ne m’a pas du tout surpris qu’elle reçoive à son tour ces petits cadeaux du ciel.
Depuis quelque temps, elle photographie chaque apparition avec son téléphone pour pouvoir les partager. Parmi ses découvertes : des cœurs dans les nuages, dans les branchages d’un arbre, au fond d’une tasse de café, dans une miette de pain tombée sur le gaz, sur un vêtement taché, à l’intérieur d’une tomate, d’un oignon coupé, ou encore formés par de petits oignons en train de cuire.
Apprendre à voir les signes
Certaines personnes me confient parfois qu’elles ne reçoivent jamais de signes. Mais n’oublions pas que l’amour rend tout possible et que chacun d’entre nous peut en recevoir. Il suffit simplement d’apprendre à les discerner.
D’ailleurs, ne nous disent-ils pas eux-mêmes : « On vous envoie des signes et vous ne les voyez pas » ?