10 mars 2016 admincathy

Mon parcours

Yves Linès

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L’année 1990 me confronta brutalement à ce que nous appelons la mort, mon cartésianisme et mon rationalisme d’alors me placèrent dans les griffes du désespoir que créent les gouffres d’ignorance face aux événements qui nous dépassent. Jusqu’à ce jour lorsque j’affrontais la « disparition » d’une personne de mon entourage, j’avais l’effroyable ressenti d’une finalité totale, absolue, de dissolution dans le néant. Mais en ce jour de l’Ascension 1990 qui me ravissait cet être adorée, ma mère, une force inconnue tout en moi refusait la réalité apparente de cette rupture. Dans l’essence même de mes fibres s’élevait comme un postulat, le ressenti que cette mort ne pouvait être un terme, ni une fin…

 

nativa2-2La force de cette impression, de ce ressenti, comme tout aussi omniprésent ce refus de la perte irréversible qui hurlait de toutes mes entrailles, me conduisirent impérieusement à la nécessité de vérifier si cet Au-Delà dont on m’avait parlé enfant, dans les temps de mon éducation religieuse, et sur lequel j’avais au cours de ma vie glané épisodiquement et sans grand intérêt, quelques informations de sources différentes, constituaient bien une vérité.

J’entrepris dès lors une quête dont le premier chapitre fut essentiellement livresque, et qui déjà m’apportais les prémices d’une vision différente sur mes convictions antérieures. Je dévorais avec boulimie nombre d’ouvrages sur la métaphysique, la spiritualité et l’Après Vie, allant des docteurs Sterling et Murphy, à Jean Prieur, Anne-Marie Lionnet, Patrice Van Eersel. Maints écrits, mais guidé dans mes choix d’auteur par leur éthique, leur impartialité ou leurs propres expériences en ce domaine. Chacune de ces nouvelles connaissances que j’assimilais construisait les fondations d’une compréhension toute différente à celle qui avait toujours été mienne.

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François Brune

Ce fut le livre du Père Brune : « Les Morts nous parlent » qui m’éclaira un chemin nouveau, d’abord par son contenu bien évidemment, qui m’encourageait dans mes espérances et que je conseille vivement à tous ceux qui commencent une recherche, puis dans sa bibliographie où je trouvais référencé le livre de Monique Simonet : « A l’écoute de l’invisible », qui y relatait, mais surtout enseignait la pratique de la Trans communication, cette technique qui permet par le truchement d’un magnétophone et d’un micro extérieur, l’enregistrement des voix de ceux qui nous ont précédés dans l’Au-Delà.

Sublime espoir par ce livre, puisque sous mes yeux défilaient des mots, des phrases magnifiques qui affirmaient la possibilité d’établir un pont entre les deux mondes. Un point lumineux apparaissait enfin à l’horizon de ma vallée des ténèbres. Un point qui allait grandir et s’amplifier lorsque après 3 mois d’essais personnels le Miracle tant espéré se produisit. La voix de maman qui s’adressait à moi depuis l’autre monde s’imprima sur une cassette, l’intonation bien reconnaissable de l’être si cher et qui, Ô Grâce supplémentaire me donnait de surcroît, par une expression qui lui était familière et qui entérinait ainsi la preuve de son intervention, la confirmation majestueuse de la Survivance.

th9 Monique Simonet

Dès lors mon cheminement s’est accéléré ; a commencé en tout premier lieu bien sûr la remontée de ce gouffre de la désespérance, puis vint le désir de venir en aide à tous ceux qui parcouraient ce même chemin de croix. Depuis 18 ans j’ai été amené à effectuer plusieurs centaines d’enregistrements mis au service de toutes personnes qui m’en faisaient la demande. Au cours de toutes ces années de pratique de la T.C.I., (Abréviation des mots de Transcommunication Instrumentale), la certitude que j’ai pu acquérir a forgé ma totale conviction que ce pont peut réellement être établi, et que cette passerelle nous relie assurément à ce que nous nommons l’Au-Delà. Et cette conviction s’est érigée comme se monte un puzzle, par tous les fragments découpés qu’il m’a fallu assembler pour constituer la fresque de ma certitude.

Principalement dans ce qui nous anéanti après un décès, même pour ceux dont la croyance en la survie est établie de par une foi initiale, c’est ce manque de la présence physique, dont le toucher, le contact plutôt et le parler en constituent l’essentiel. Ces sons, ces paroles qui s’impriment par enregistrement sur la bande magnétique peuvent ainsi être entendus par tous et réécoutés à tous les moments d’une résurgence de notre douleur.

Au regard inquisiteur des sceptiques comme à celui des détracteurs, l’important, le seul critère qui fait pour eux référence de preuve, est la confirmation par une étude scientifique. Je m’empresse de faire une parenthèse pour les rassurer et leur dire que des analyses ont été effectuées par des ingénieurs en acoustique dont je vous passerai les détails techniques, mais que l’on pourra trouver dans divers ouvrages sur la transcommunication, et qui confirment que ces voix enregistrées ne peuvent être émises par des cordes vocales humaines, mais ont toutes les caractéristiques de voix dites paranormales.

Pour nous transcommunicateurs, comme pour tous ceux qui sollicitent ou sont sollicités par l’Au-Delà, la preuve de cette réalité s’acquière en deux phases. Tout d’abord par celle du ressenti qui dépasse tout entendement que ce que nous vivons est une vérité qui ne peut s’exprimer avec des mots, mais qui émane et irradie de toutes les fibres de notre être, Il n’y a pas d’explication, il faut avoir l’humilité d’admettre qu’il existe des phénomènes qui échappent à notre perception ; que la raison ne peut tout expliquer, comme l’écrivait Pascal : « L’ultime démarche de la raison est d’admettre qu’il y a une infinité de choses qui la surpasse ». La seconde phase qui forge notre certitude est constituée par ce que nous qualifions de rapport de preuves. Nous en avons tous eu ou entendu. L’Au-Delà m’en a comblé et dans plusieurs domaines. Paradoxalement, en ce qui me concerne, dans ma quête personnelle ce n’est pas la transcommunication qui m’a donné mes plus beaux contacts avec l’Ultra Monde, mais la rencontre avec des médiums. La médiumnité, comme l’écriture automatique ou inspirée sont de merveilleux canaux qui permettent une liaison, il faut le dire, beaucoup plus complète par la possibilité de messages plus longs et plus explicites.

Tout au début de mes investigations, sans l’avoir recherché cependant, mais c’est souvent dans ces cas d’une non attente que se concrétise une intervention qui en garanti de la sorte l’authenticité, j’avais eu la Grâce d’obtenir par l’intermédiaire d’une médium à incorporation une communication de mes deux parents depuis l’autre côté du voile, communication qui ne pouvait laisser planer aucun doute sur la certitude du contact établi, ceci par des détails tout personnels et par des réponses obtenues que moi seul était en mesure de comprendre parce qu’elles répondaient à des interrogations secrètes. Dans ces débuts de mon épreuve se sont succédés beaucoup de signes qui m’affirmaient que nous sommes de toute éternité. Dans les tous premiers Maman se manifestait directement, sans intermédiaire, et je la béni de remerciements d’avoir par sa force d’amour utilisé toutes les brèches, tous les canaux qui lui permettaient de revenir jusqu’à moi.

Les mois qui suivirent son départ furent prolixes en interventions, il en est une particulièrement qui me ravi et m’émerveille encore plus aujourd’hui après ces quelques années passées, Je souligne encore plus aujourd’hui, car j’ai pu me rendre compte depuis qu’au temps de ses réalisations je n’étais pas en mesure d’en saisir pleinement toute la portée considérable.

Il m’arrivait parfois, je précise encore, jamais à la demande exception faite d’un cas ou deux, de recevoir en moi « la visite de Maman ». Cela se produisait toujours au petit matin lorsque je venais juste de me réveiller, le moment où nous sommes tous durant quelques minutes, comme tout au long de notre sommeil, en état alpha, l’état où notre conscience est encore pour quelques instants en lâcher prise. Je ressentais alors une force pénétrer en moi au niveau du plexus, cette force me submergeait et j’avais l’impression suivante qu’elle me soulevait du lit comme si j’étais en lévitation. Je n’ai jamais regardé en arrière pour constater si effectivement je m’élevais, ces moments étaient assez brefs, le temps peut-être de compter jusqu’à 10. La première fois je fus assez impressionné et même un peu apeuré sur l’instant, et je me souviens avoir fait un mouvement comme pour rechercher à reprendre une respiration. Les fois suivantes où cette manifestation se renouvelait je restais plus serein, j’avais le ressenti profond que ces visites étaient bien celles de maman. Mais dans mon rationalisme qui demeurait encore en filigrane il me fallait une preuve plus formelle. C’est ainsi qu’un matin où se réitéra le phénomène, j’eus la présence d’esprit, (c’est le cas de le dire), de formuler cette demande : « Si c’est toi maman, caresse moi la main », et instantanément sur ma main droite posée sur ma poitrine, je ressenti nettement un doigt qui caressait le dessus de mon pouce.

Cette façon ne fut pas faite au hasard, mais bien pour confirmer encore plus sa réelle présence. Une année lorsqu’elle était ici, elle avait eu le poignet droit cassé consécutif à un petit accident ; le plâtre qu’on lui avait mis avait été mal positionné, et par la suite elle ressentait parfois une douleur lancinante dans la main au niveau du pouce qu’elle massait souvent, notamment je la revois le faire en regardant la télévision. Elle avait tenu à reproduire le même geste identique sur ma main prouvant ainsi sa venue depuis l’autre Monde.

Ce ne fut pas la seule manifestation et par bien d’autres manières encore elle me fit savoir, par ses interventions, que les liens d’Amour perdurent à jamais, que tout continue. Je me souviens de même d’une nuit vers les 3 heures du matin, (où je quittais une permanence que j’assumais à mon bureau), partir à pieds pour regagner mon domicile faute de transports à cette heure tardive. Je marchais dans la rue principale de Toulouse, absolument déserte à cette heure là bien sûr, lorsqu’en passant face à la devanture d’un magasin de vêtements, je sentis omniprésent le parfum favori de maman ; très vite dans mon mental, mon rationalisme enregistra le fait notable que je me trouvais seul dans cette grande artère, et par conséquence aucune personne ne me précédait sur le trottoir ni n’avait pu me doubler ou me croiser et qui aurait été susceptible de porter ce même parfum dont l’essence aurait de la sorte flotté dans l’air. Emporté dans l’élan de la marche je dépassais le magasin et dans le même temps s’arrêtait cette effluve. Je stoppais net et revins en arrière, à nouveau la fragrance venait me chatouiller délicieusement les narines. je fis plusieurs fois l’expérience de m’éloigner du magasin et l’odeur en faisait autant puis d’y revenir et le parfum se faisait sentir alors. Je réalisais en un premier temps que si cette manifestation avait lieu devant ce commerce ce n’était pas non plus le fruit d’un pur hasard, (d’ailleurs le hasard n’existe pas, ce que nous nommons le hasard n’est-il pas le doigt de Dieu ?).

Ce magasin était si je puis dire lié à une époque particulière de ma vie ; ensuite l’odeur de ce parfum se faisait insistante devant un point précis d’une des vitrines, à l’endroit même où était inscrit sur le verre le nom ; Yves Saint Laurent, indiquant que l’établissement était dépositaire de la célèbre marque. Et c’était là que résidait la perfection du signe qui m’était accordé, puisque le parfum favori de maman avait pour appellation : « Rive Gauche », d’Yves Saint Laurent ; mais de surcroît j’y voyais aussi et encore un complément par le prénom d’Yves qui est aussi le mien.

Comme je le soulignais plus avant, des signes il en vint dans plusieurs domaines et notamment dans ma pratique de la transcommunication où je vous en relaterai deux parmi tant d’autres, particulièrement probants. Je suis également assez souvent amené par invitation à faire des conférences sur la T.C.I. Un jour je fus pressenti par mes amis Liliane et Jean Michel fondateurs de l’association « Convergence » à Aix en Provence, pour faire une intervention. J’étais donc dans cette belle ville des Bouches du Rhône, je venais de terminer mon exposé lorsqu’une participante dans le public sollicita la possibilité d’effectuer une expérimentation en direct dans la salle. C’est une demande à laquelle pour maintes raisons justifiées tous les transcommunicateurs conférenciers préférons ne pas accéder. Principalement parce que nécessite un certain contexte dirais-je et un état d’esprit qui puissent favoriser des vibrations requises pour une interpellation de l’invisible, et de ce fait, face à un public nombreux qui implique l’émission de divers bruits qui se révèleraient gênants, nous ne pouvons être assurés que le contact sera des plus positif ou répondra à ce moment précis aux espérances souhaitées. A cela s’ajoutent que toutes communications avec l’Au-Delà n’est pas un phénomène presse bouton. Compte tenu de ces considérations et après les avoir détaillées à l’assistance, ma première réaction fut de ne pas accéder à cette demande ; mais la requête fut maintenue et venait s’y ajouter en chorus le désir similaire d’autres personnes. Quatre « contacts » m’étaient maintenant demandés, quatre jeunes gens à appeler pour les parents de chacun, présents dans la salle. Après avoir tergiversé encore, je fus amené par un enchaînement à accepter, et je m’entendis dire oui.

C’est avec une grande appréhension que je sortis de la salle quelques minutes pour m’isoler afin de pouvoir mieux me recueillir, comme je le fais habituellement avant chaque contact que j’effectue, mais particulièrement en cette situation pour demander une aide exceptionnelle de la part de tous nos aimés et amis de l’Au-Delà, ou plutôt une mobilisation générale. C’est encore cependant avec toujours la même appréhension que quelques instants plus tard l’expérimentation en direct commençait. J’interpellais chacun à leur tour bien sûr ces quatre jeunes gens. Je m’enquerrai tout d’abord de leur éventuelle présence, et posais diverses questions qui pourraient prodiguer à leurs parents très affligés par cette séparation, un peu de réconfort susceptible de les aider à supporter et surmonter leur terrifiante épreuve.

L’un des garçons se prénommait Frédéric, et je fus amené entre autre à lui demander s’il pouvait dire qu’elle était la personne qui l’avait accueilli à son arrivée dans l’autre Monde, Lorsque nous réécoutâmes tous ensembles ces enregistrements, à cette question précise l’on pu tous entendre la réponse audible d’une voix d’homme nous dire : « c’est Henri »’. Je ne puis traduire l’intensité de l’émotion des parents de Frédéric, dont la maman nous apprit alors qu’elle avait toujours demandé à son propre père, ( qui se prénomme Henri), depuis que celui-ci était parti bien avant dans l’Au-Delà, de veiller, d’aider et de prendre soin de Frédéric durant sa vie sur terre, mais aussi maintenant que le garçon se trouvait avec lui dans l’Invisible. Ainsi cette maman et ce papa venaient d’avoir la confirmation que le grand-père veillait encore sur son petit-fils, puisqu’il l’avait aussi accueilli à son arrivée. (J’ajouterais que nous avons réceptionné de même des interventions mais plus au moins audibles des trois autres jeunes gens interpellés).

Il nous était donné non seulement la preuve de la survivance, mais également démontré la réalité de la T.C.I., puisque je posais la question sans autres précisions particulières, ne détenant aucune information préalable par les parents concernés, que je rencontrais ce jour là pour la première fois.

Comme je l’ai dit, la médiumnité est un merveilleux canal aussi et qui permet une liaison plus complète par la longueur des messages que nos invisibles ont la possibilité d’émettre. Ceux réceptionnés en transcommunication sont beaucoup plus ténus, de 2 à 5 mots, il y a eu plus rarement des phrases de 10 à 12 mots. Il serait hors de mes propos cependant de privilégier un moyen plus qu’un autre tant chacun est complémentaire. J’ai été le témoin direct de manifestations dans lesquelles T.C.I. et médiumnité entérinaient sa propre réalité, mais aussi celle de l’autre.

Un jour me parvint la demande d’une dame, Madame M., demeurant près de Lille dans le Nord, qui souhaitait à la suite du décès de son fils Tony, un contact avec lui en transcommunication. Dès qu’il me fut possible je commençais les enregistrements avec ce garçon. J’en vins à lui demander à une de mes questions de dire quelques mots pour réconforter sa maman ; il répondit-  » Je pourrai l’écrire ». Un peu intrigué par cette réponse dont je ne saisissais pas le sens, je téléphonais à madame M. pour l’informer de ce curieux message ; celle-ci m’apprit que depuis quelques jours s’était établie entre elle et Tony une communication par écriture médiumnique.

Lorsque j’eus terminé tous les contacts avec son fils, je lui fis parvenir une cassette sur laquelle j’avais doublé toutes les réponses que l’on m’avait permis d’obtenir. Par retour cette maman m’exprima sa joie et son bonheur, et m’informa qu’elle avait également reçu un message de Tony disant qu’il était à présent mon ami et me demandait aussi de ne pas interrompre le contact avec lui car il se proposait de m’aider pour la transcommunication depuis l’autre Monde. Je dois avouer qu’en mon for intérieur je ne crus pas à cette information, et nourris même la coupable pensée que cette maman s’était leurrée, ou avait eu une compréhension erronée du message, voire même tentait une manoeuvre, toute légitime, afin que je puisse continuer d’appeler son fils.

Le temps passa durant lequel affluaient les demandes de personnes en douleur, au regard du grand nombre en instance j’effectuais chaque contact d’une durée bien plus longue que celle qu’il est conseillé de faire, soit 10 à 15 minutes au plus, alors qu’à présent je poursuivais un même enregistrement jusqu’à plus d’une heure. Lorsque je réécoutais ces appels afin de procéder à l’isolement des messages, j’entendais bien souvent d’autres voix m’intimer en cours l’ordre d’arrêter, de cesser la liaison. Cependant je passais outre par un raisonnement qui me faisait penser que plus long serait le contact, plus grande serait la possibilité de réceptionner le maximum d’interventions qui me permettraient de répondre plus rapidement à l’attente des personnes qui me sollicitaient. C’est ainsi que je ne tenais aucun compte des injonctions impératives qui m’étaient faites par l’Au-Delà, et c’est dans cette continuité d’une erreur de mes débuts que je reçus un jour un appel téléphonique de madame M. qui me laissa confondu par sa teneur : « Mr Linès me dit-elle,je reçois à votre intention un message de mon fils Tony en écriture médiumnique ; il vous fait dire que lorsque l’on vous demande d’arrêter le contact, de stopper immédiatement »

A quelques temps de là un nouveau fait extraordinaire et marquant se produisit par une autre intervention de Tony, en rapport cette fois-ci avec le courrier d’une dame et consécutif à l’envoi d’une cassette de messages obtenus lors d’enregistrements que cette personne m’avait demandés d’effectuer aussi avec son fils, en T.C.I. Contrairement à tous ceux pour qui je fais ces contacts et qui m’adressent par la suite des lettres témoignant de leur bonheur, du réconfort et de l’espoir retrouvés ; cette fois-ci la maman concernée me faisait part de son mécontentement, n’étant pas satisfaite de la teneur des messages reçus. Je dois avouer que son comportement m’avait quelque peu heurté, non seulement au regard du travail et des difficultés, mais de tous les paramètres qui entrent en considération dans la pratique de la transcommunication. Il est cependant courant de constater combien nombre de personnes nourrissent le sentiment que ce moyen de communiquer avec l’Au-Delà est aussi aisé à leur entendement qu’un appel téléphonique, jusqu’à ne pas avoir la notion de l’extraordinaire du phénomène et de sa complexité. Cette forme de pensée est sûrement due à la facilité et la banalisation avec lesquelles s’établissent de nos jours les communications terrestres.

Ainsi donc la lettre de cette maman exprimait malgré les beaux messages de son enfant une insatisfaction presque agressive. Cela se passait dans mes débuts et j’étais alors encore empreint des fluctuations d’un caractère qui m’amenait à m’emporter assez facilement. Je fis donc à cette dame une réponse quelque peu mordante dont la trame étant de lui faire ressortir son exigence et son manque de réalisme par rapport à la nature de ces contacts. C’est alors que quelques temps après l’envoi de ce courrier je reçus un nouvel appel téléphonique de madame M…, qui me communiquait un autre message de son fis Tony, adressé à mon intention toujours par écriture : « Mon fils vous fait dire cette fois, d’aider les gens sans aucun reproche ». (Je précise encore que madame M. réside à environ 800 kilomètres de Toulouse et n’était au courant en rien de mes comportements.

Je pense qu’au vécu de ces faits concrets il nous est également possible de saisir toute la portée des Grâces qui peuvent nous être accordées. Dans les deux derniers exemples que je viens de relater, je perçus le double effet des messages de remontrances que m’adressait cet ami de l’Invisible. Il y avait certes en priorité la réprimande qui me tançait pour les erreurs commises, mais bien plus encore la compréhension d’un autre éclairage qui mettait en lumière un sublime cadeau de l’Au-Delà qui m’octroyait par la complémentarité de deux de ses canaux, médiumnité et transcommunication, une preuve de sa réalité dans une période de mon cheminement parfois troublée par quelques sournois assauts du doute.

Je conclurai en vous livrant ma conviction que seul par l’Amour incommensurable que ’l’on » nous porte, il nous est envoyé sur nos chemins d’épreuves, et notamment celui terrible du deuil, des oasis d’espoir et de réconfort en permettant que le voile s’entrouvre. Chaque moyen de contact peut se révéler sublime s’il est porteur d’espérance en nous amenant à comprendre et à nous dépasser ; mais à la condition que nous ne les utilisions pas seulement comme des béquilles à la Foi ou pour nous soutenir uniquement dans notre chagrin, mais aussi bien sûr avec beaucoup de prudence et de discernement.

                                           Le livre d’Yves Linès  » Quand l’Au-Delà se dévoile »

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« L’épreuve du deuil nous place à l’orée de deux chemins : L’un peut conduire au gouffre de la désespérance et l’autre peut nous mener à l’éclatante résurrection de notre esprit par la vérité de notre survivance. C’est le second qu’Yves Linès a emprunté. Après le décès de sa maman il a refusé la mort néant, et voulu vérifier le précepte de la vie éternelle. Ses recherches éclectiques témoignent du sérieux de ses investigations et ont fissuré le mur de son cartésianisme qu’il croyait pourtant inébranlable. La technique de la transcommunication qu’il pratique depuis vingt six ans et qu’il nous explique, lui a permis d’entendre à nouveau la voix de sa mère depuis l’Au-Delà, en prouvant que le contact est possible avec ceux que l’on appelle les morts. Les témoignages d’E.F.M (Expériences aux Frontières de la Mort), comme tous les autres canaux de communications avec l’Invisible lui ont apporté la preuve tangible que la mort n’est qu’une séparation provisoire et que nous serons à nouveau réunis.

Yves Linès nous fait part des preuves qu’il a rassemblées, sur plus de vingt années d’investigations, comme de sa réflexion qui lui font dire maintenant lors de ses nombreuses conférences : « J’ai plus que la Foi en notre immortalité, j’ai acquis aujourd’hui la certitude »