CAROLE, petite Princesse Céleste

arton9-3592darton17-395d5« LE 11 AOUT 1999 »
Ce jour là, à 1 h du matin environ, « jour de l’Eclipse », une vague immense a emporté ma Princesse Carole dans l’autre monde. Tragique destin… elle se promenait sur la plage de Mimizan en robe du soir avec son petit ami.
Il n’est pas nécessaire de rappeler ici les moments horribles que nous avons vécus les semaines suivantes. Son frère Frédéric ne parlait plus, sa Maman Cathy me semblait prendre la route définitive du grand départ ; un homme avait annoncé l’Apocalypse ce jour-là, il avait eu raison pour notre famille.
Perdre nos êtres chers, représente un coup de poignard dans le coeur, perdre une enfant de 17 ans 1/2, a été la destruction du mien, l’explosion dans mon esprit et dans mon âme de père, moi qui priait tous les soirs pour mes chers disparus, et pour que le Bon Dieu préserve mes enfants. « C’était fini, je venais de comprendre :…. Il n’existe pas, DIEU n’existait donc pas, les Anges Gardiens non plus ! »…

Le grand doute avait pris possession de tout mon être, car si DIEU avait réellement existé, avec toutes les prières que je lui avais faites, il ne m’aurait jamais pris ma Carole ! Le joug de la douleur qui me courbait ne me permettait plus de voir devant moi. C’était fini, il n’y avait que du noir. NOIRE devenait mon AME.

Cela faisait déjà quelques semaines que ma fille nous avait quittés, et l’alcool et le tabac étaient devenus mes principales occupations. Les seuls à nous donner encore un peu de force, étaient les jeunes, copains et copines de Carole et Frédéric (notre fils). Il est vrai que certains d’entre eux avaient vécu le drame au bord de l’océan. Quelle puissance les a soutenus pour nous assister et nous donner autant d’AMOUR, de temps et de présence ; tous les soirs pendant des mois ils étaient là avec nous, pour nous aider à tenir, nous empêcher de sombrer tout à fait. Mais le chagrin était trop fort.
ISABELLE, l’amie la plus proche de Carole depuis le primaire, avait beau répéter que Carole était vivante, qu’elle était toujours à côté d’elle, cela ne suffisait pas à apaiser mon esprit. Le gros chien de Carole, OVAK, magnifique rottweiler que je lui avais offert, un an auparavant, son gros bébé d’AMOUR comme elle aimait l’appeler, ne me lâchait plus, du matin au soir.  Même la nuit, il était au pied du lit. Il s’efforçait de capter mon esprit afin d’échanger ma douleur contre son amour.

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Mais cela ne suffisait pas, un Père venait de perdre la moitié de son cœur, qui lui était arraché par un cruel destin. Les remords continuaient à m’envahir tous les jours, « c’était de ma faute », je n’aurais pas dû la laisser partir, je ne lui avais pas donné assez d’AMOUR pendant 17 ans.

Mon esprit venait d’ouvrir les portes de l’enfer. Et peut être aussi que ma FILLE se trouvait dans la même tourmente… « UN PERE N’ABANDONNE JAMAIS SA FILLE… ! »

« JE VAIS LA REJOINDRE .. »
Ma décision était prise ! Dans le garage, la corde m’attendait. Depuis trois mois, ma vie s’était arrêtée sur cette terre de haine.

Le dernier soir avant l’ultime décision, vers 1 heure du matin, je suis sorti avec mon chien pour une dernière promenade dans un champs à côté de la maison, les yeux remplis de larmes, le coeur broyé par la douleur, l’esprit plein de noir. J’ai levé la tête vers le ciel, face à la voûte céleste, remplie d’étoiles, et dans un dernier cri de désespoir, je me suis adressé à DIEU : « SI TU EXISTES VRAIMENT, JE TE DEMANDE UNE DERNIERE CHOSE, FAIS EN UN ANGE DE MA FILLE … ».

C’est alors, qu’un fait incroyable s’est produit, mon coeur s’est arrêté et j’ai été propulsé dans les étoiles à une vitesse fulgurante. Je n’ai rien compris, j’avais seulement ensuite une sensation affreuse de revenir dans mon corps froid, mon coeur avait du mal à repartir, je ressentais le sang glacé dans mes veines. Que s’était-il passé ? Combien de temps cela avait-il duré ? Je n’en sais rien aujourd’hui encore et je n’ai pas de réponse. Mon chien assis à côté de moi n’avait pas bougé et était d’un calme rassurant. Quelque chose venait de bouger dans mon esprit, mais alors peut-être existe-t-il vraiment ce DIEU ? Oui mais il me fallait une preuve… Je compris bien plus tard que non seulement il existait bien notre BON DIEU, mais qu’en plus il était plein d’amour !

Aujourd’hui encore je regrette d’avoir douté de lui et d’avoir eu le culot de lui demander quelques minutes après : « SI C’EST VRAIMENT TOI, ENVOIE MOI UNE ETOILE FILANTE AU-DESSUS DE MA TETE ». Dans la petite minute qui suivit ma demande, juste au-dessus de moi, une merveilleuse étoile filante glissait, tel un grand message d’AMOUR et d’espérance, et une chaleur intense d’AMOUR aussi a traversé et envahi tout on corps. Je lui envoyais ce soir là plein de paroles d’AMOUR en le remerciant éternellement. « IL VENAIT DE ME SAUVER DES PORTES DE L’ENFER ». Une grande joie avait empli mon coeur et mon esprit. Ce qui venait de m’arriver était incroyable et j’avais beaucoup de mal à détacher mes yeux de la voûte céleste.

En rentrant chez moi, environ I heure après, j’avais bien sûr oublié cette fameuse corde !… Je me refusais aussi d’expliquer à Cathy, mon épouse, ce que je venais de vivre afin d’éviter le risque de m’entendre dire que j’étais devenu fou… Seul OVAK, le gros bébé d’AMOUR de Carole, son gros chien, serait l’unique témoin de ce premier signe de l’existence de la vie après la mort et de l’ AMOUR de DIEU

« LE SABLE »
Le deuxième signe incroyable devait arriver le lendemain matin. Devant accompagner mon épouse à son travail, je prenais la décision de laisser les deux chiens dans la maison pensant n’être absent qu’une heure environ. A mon retour, quelle catastrophe …. Quelle tempête était passée dans la salle à manger ? Il y avait un tas de sable d’un rayon d’environ un mètre cinquante et d’une épaisseur d’un centimètre, mais en plus c’était du sable marin, très brillant. Une plante haute de 1 mètre avait été déplacée, posée droite sur le tas de sable. Une armoire bonnetière pesant environ quatre vingt kilos avait été elle aussi déplacée de plus d’un mètre, vers le tas de sable. Sur le sol, une petite bougie « machouillée » par un des chiens,et un petit flacon d’huile cassé…

Je me mis en colère contre les chiens et les ayant fait sortir, je mesurais l’ampleur des dégâts… Ce sable d’où venait-il ? Je pensais qu’un des jeunes avait dû le ramener de Mimizan, lieu de cet horrible accident, et que le chien l’avait trouvé et éventré. Dans la consternation devant ce spectacle, je pensais vite nettoyer et tout remettre en ordre. Prenant le balai en caoutchouc pour ce faire, je m’aperçus qu’il faisait des stries et ne ramassait rien du tout. La dernière solution était donc l’aspirateur. Ce que je fis et effectivement je pus remettre tout en état et la maison en ordre. Mais après l’excitation passagère, les questions affluèrent dans mon esprit… L’armoire ! Le chien n’avait pas pu la déplacer… ! Même moi j’ai eu beaucoup de mal à la remettre en place, et comment aurait-il pu la décoller du mur, comment pouvait-il attraper la plante dans sa gueule sans la renverser de son pot et la positionner deux mètres plus loin, …  et la bougie qu’il avait trouvée dans le photophore sur la petite bibliothèque.

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Soudain, le déclic se fait ! C’est impossible, le photophore est tourné à l’envers comme si quelqu’un avait enlevé la bougie de l’intérieur et l’avait posé au bord de l’étagère, dans le sens horizontal, me faisant découvrir sa deuxième originalité, car dans cette position il représentait la tête d’un petit cochon souriant,un « BABE »,* surnom donné par Carole à son chien.


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Je compris très vite que les chiens n’y étaient pour rien.

*« BABE » : petit nom donné par Carole à son chien OVAK, suite au film anglais qu’elle avait vu plusieurs fois. (Histoire d’un petit cochon intelligent).

Je m’empressais de téléphoner à mon épouse à son bureau pour lui demander si elle avait mis de côté un sachet de sable et bien sûr, elle ne comprit rien à ce que je lui racontais et m’affirma que personne ne nous avait donné du sable !
Alors les traces de pattes des chiens dans le sable me permis de penser à un rêve magnifique. Carole était revenue jouer avec ses chiens !…

Le soir, au retour de mon épouse et des amis de Carole, je leur expliquais ce qui s’était passé et je me souviendrai longtemps de leurs regards désespérés me concernant : « ça y est… le pauvre vieux, il a les neurones qui ont lâché… ». Impossible de prouver tout ça. Seul le sable pouvait me sauver.
L’aspirateur bien sûr ! Mais, lorsque je me suis penché pour l’attraper, je ne pus le faire, car à 10 cms je me suis retrouvé bloqué et glacé. Je recommençais une deuxième fois, même chose mais cette fois-çi j’eus peur ! Je me sentis très perturbé. Le lendemain, je priais DIEU et lui demandais la permission d’ouvrir le sac de l’aspirateur. Je ne voulais en rien l’offenser… mais ce sable, ce n’était pas un rêve, c’est pour cela que je lui demandais la permission d’en prendre un peu et de le cacher dans un petit bocal… Vu la quantité que j’avais aspiré, c’était bien peu de chose pour me combler et ce serait mon secret, car bien sûr, je « LUI » avais promis de ne le montrer à personne.

J’ouvris donc sereinement l’aspirateur et à mes dépends je vis alors que le magnifique sable s’était transformé en tas de poussière… Je venais de recevoir ce matin là ma première leçon d’humilité et la plus grande preuve d’AMOUR de celui qui nous aime tous éternellement, DIEU ! Depuis ce jour, mon esprit venait de s’ouvrir à la recherche de l’incroyable, les véritables signes de l’AU-DELA.

Tous les jours, les semaines et les mois qui suivirent me permirent de découvrir que non seulement je ne rêvais pas, mais qu’en plus je ne devenais pas fou, comme beaucoup de personnes autour de moi le croyaient… Tous les signes qui suivirent et ceux que je reçois encore aujourd’hui, témoignent à jamais sur L’AMOUR ETERNEL entre un Père et sa Fille. Carole est bien vivante dans le monde d’à côté,… derrière le voile, Carole nous attend, pour guider nos esprits dans la lumière d’AMOUR de notre créateur.

« LES SIGNES DE L’ESPOIR »

- L’un des tout premiers, fut cette odeur de FLEUR DE LYS qui nous accompagnait souvent depuis le jour de départ de CAROLE pour l’autre monde, mais nous ne pouvions comprendre. Jusqu’à un certain soir où deux de ses amies, ISABELLE et MAGALI, ont désiré me parler à voix basse de quelque chose de très important et d’incroyable. Elles aussi avaient remarqué qu’une forte odeur de LYS les accompagnait très souvent lorsqu’elles avaient des pensées de désespoir et de souffrance en songeant à leur amie. Ce parfum nous permis de comprendre la présence de notre fille auprès de nous, signe qui nous accompagna pendant les premiers mois, chaque fois quelques minutes par jour.

- Autres signes qui me feront douter souvent et qui permirent à mon épouse de me reprocher une grande légèreté de mon état d’esprit, ce fut le tintement, les soirs en allant nous coucher, des différentes ampoules de la maison lorsque l’on éteignait les lumières. Comme je m’obstinais à vouloir prouver à mon épouse que ces signes venaient bien de CAROLE, un jour, avec courage, elle demanda à nos voisins qui habitaient la maison jumelée jouxtant la nôtre, si leurs ampoules avaient le même défaut que les nôtres. Et ici encore, en toute évidence pour nous deux, nous avons eu la confirmation que seules les nôtres tintaient.

- Un soir aussi, en compagnie de son frère FREDERIC et de ses jeunes amis, lors du dîner, une mauvaise pensée douloureuse renversa mon esprit en pensant à ma fille. Une réponse nous arriva avec un clignotement répétitif et suivi des deux spots dans la cuisine, ce qui nous permis de comprendre, que non seulement elle nous voyait, mais elle nous entendait et recevait aussi nos pensées dans les durs moments.

- Mon épouse CATHY, un autre soir, en déposant son verre vide sur l’évier, entendit, comme moi, quelques secondes après, le tintement de la cuillère heurtant fortement le verre !

Les mois qui suivirent le départ de CAROLE furent très durs, mais ces signes que nous avions presque tous les jours, nous permirent sûrement de ne pas sombrer malgré la douleur insupportable.

Les autres signes reçus par ISABELLE sa meilleure amie, sa soeur comme elle aimait l’appeler, nous obligea à nous remettre en question tous les jours, mais me permettaient de me rassurer sur mon état de santé psychologique. Ayant perdu quinze kilos en quelques mois depuis le départ de ma fille, je comprends mieux aujourd’hui les gros soucis que j’ai pu occasionner à mes proches…

- Les signes que recevait ISABELLE, son téléphone portable qui s’est allumé et éteint deux fois, sa chaîne stéréo qui change d’onde radio à deux reprises sans explication plausible …. Le jour de Noël 99, à la messe, étant à côté d’ISABELLE, nous avons vu tous les deux, sur le sapin près de l’Autel, une seule étoile se balancer doucement parmi les autres qui demeuraient fixes… Même en essayant d’avoir l’esprit le plus cartésien possible, il nous était bien impossible de nous expliquer comment un courant d’air éventuel aurait pu faire bouger une seule étoile parmi toutes celles qui étaient accrochées. ISABELLE avait bien raison de nous dire depuis des mois que CAROLE était toujours vivante… !!!

D’autres signes encore suivirent les premiers mois de son départ, et les plus surprenants furent les suivants :

- Un jour, durant un dîner avec des amis dans notre maison, après un tintement sur un des verres en cristal, nous nous sommes aperçus que le haut du verre venait d’être découpé en forme de bracelet, sans l’avoir touché.

- Un joli papillon jaune est venu vivre pendant deux jours dans notre cuisine. Je ne l’oublierais jamais, il était magnifique.

- CHRISTOPHE un ami commun à nos enfants, ayant perdu son portable un jour sur la route, et après l’avoir cherché pendant plusieurs jours, nous appris alors que ce dernier avait été retrouvé par sa mère dans sa chambre sur une pile de vêtements alors que lui-même avait fouillé toute sa chambre à maintes reprises, dans un dernier doute désespéré !

- La flamme de la bougie que nous avions décidé d’allumer tous les jours pour notre fille, à côté de sa photo depuis notre pèlerinage à LOURDES, le 13 Nov. 99, date de son anniversaire terrestre (elle aurait eu 18 ans ce jour là. Cette flamme qui se balançait ou sautait légèrement si souvent, nous enlevait partiellement certaines crises de désespoir, mais paradoxalement nous créait aussi le doute affreux… « nous nous faisions peut-être des idées ! ». Comment vivre tous les jours dans l’incertitude ? Mais les doutes devaient se dissiper à la lecture des premiers livres concernant les messages de L’AU-DELA.

Pendant plus d’un an, j’allais occuper mes journées entières à partir à la recherche de ma fille ; ici sur terre plus rien ne m’intéressait, ma religion catholique et mes proches s’efforçaient de bien me faire comprendre que je devais continuer à vivre sur terre.

Je ne pouvais accepter le départ de Carole sans remettre en question tous, les jours et souvent plusieurs fois par jour, la possibilité d’une existence autre que terrestre… Chaque phrase, chaque mot nouveau me rapprochant de ma fille, était constamment remis en question, mais une chose inexplicable en moi me donna la force d’esprit et le courage de continuer mes recherches sur la vie du monde « d’à côté »

« NOEL 1999 »

NOEL 1999 allait m’apporter le cadeau le plus beau de toute mon existence terrestre… Le soir de Noël vers 18 heures, mon épouse à sa grande surprise se retrouva sans eau dans la Salle de Bains. Après avoir vérifié ensembles les robinets de la maison, qui ne coulaient plus, et à la veille de partir demander à nos voisins s’ils subissaient le même problème, je perçus une pensée dans mon esprit « Va au garage voir le robinet principal… ». Un incroyable sentiment que je ressentais, et qui me fit partir vers le garage en souriant et en appelant mon épouse pour effectivement découvrir que le robinet d’arrivée d’eau principal avait été tourné ! Ce qui permit, bien entendu, à mon épouse de me dire que normalement j’avais dépassé l’âge de jouer comme les enfants. Les minutes qui suivirent furent pour moi un bonheur incroyable, car faisant tout pour me disculper, bien sûr, la faute en retomba sur le pauvre chien OVAK, qui lui, était resté tout l’après-midi auprès de moi, et de toute façon, malgré sa force, il lui était bien évidemment impossible de transformer une de ses pattes en main…, ce qui me confirmait bien sûr un signe évident de ma fille ….

Toujours le soir de Noël, vers 19 H 30, mon épouse venant de découvrir un chapelet dans le bureau de CAROLE, et s’apprêtant à me le donner, j’entendis dans mon esprit « JOYEUX NOEL, POUPOU >. Ce qui m’arrivait était merveilleux, ce chapelet avait été acheté par CAROLE trois ans auparavant lors d’un séjour scolaire à ROME… Je n’avais jamais eu connaissance de cet achat auparavant. Parfumé à la rose, dans son petit boîtier transparent, ce rosaire devenait pour moi un signe de reconnaissance. Ma fille était donc croyante… ce fut aussi pour moi un grand apaisement.

La religion catholique m’ayant permis d’entendre parler du Paradis, je pouvais commencer à m’imaginer CAROLE dans des endroits merveilleux, et ce sobriquet de « POUPOU » que j’avais entendu, était le surnom qu’elle seule me donnait lorsqu’elle voulait toucher mon coeur au plus profond…

Ce qui venait d’arriver nous permit de partir passer Noël chez mon Beau-Frère avec l’esprit relativement plus serein. Au cours du repas, un des invités quinquagénaire me regarda d’un air grave et me dit : « tu sais, ta fille CAROLE, depuis son départ, je l’ai revue.. ! ». Eberlué, je pensais que c’était à mon tour de prendre quelqu’un d’autre pour un fou… Il insista en m’expliquant que cela lui était déjà arrivé avec des personnes disparues lui ayant été proches… incroyable de plus, il me détailla la robe blanche qu’elle portait le jour de l’enterrement alors que lui-même n’avait pas pu venir à cause de son travail.. Il ajouta aussi : « Elle était belle ta fille, entourée d’une lumière blanche, et elle m’a dit : « Je suis heureuse, je suis heureuse ! »

Rentrant à deux heures du matin, nous allions encore vivre des moments inoubliables avec mon épouse. L’antenne d’appoint posée sur la télévision avait été déplacée. Nous l’avons retrouvée, rangée derrière la télévision les deux antennes repliées…

Autres surprises, sur le bureau de CAROLE, le petit sapin de Noël miniature, d’une trentaine de centimètres avait lui aussi été déplacé et positionné à l’horizontale. Le répertoire automatique de téléphone était ouvert, une petite trappe de 2 cm de haut sur 6 cm de long ouverte également alors qu’on ne peut le faire qu’avec le bout de l’ongle… Alors m’écriais-je en regardant mon épouse, et tout ça, c’est encore le chien !
Que de GRACES DIVINES pour ce jour de Noël… !

« JANVIER 2000 »

– le jeudi 30 Décembre 99 un autre signe significatif allait nous arriver par l’intermédiaire de la flamme de la bougie, c’était le soir de la deuxième grande tempête(*) qui allait toucher le sud de la France.
Vers 10 H du soir, nous étions avec mon épouse et deux jeunes amis de Carole dans la salle à manger. Soudain la flamme de la bougie s’est mise à crépiter très fort, comme si des petits pétards explosaient autour de la bougie. Un sentiment d’insécurité nous envahit rapidement. La tempête arrivait. Nos deux jeunes amis se dépêchèrent de repartir en voiture chez eux, à 2 kilomètres de notre village…
Nous devions apprendre le lendemain qu’un gros platane était tombé sur la route quelques instants après leur passage… Coïncidence ? Je ne sais pas !

*(Tempête sur Toulouse à 150 km/h)

 

Dimanche 9 Janvier 2000

Ce matin là, notre fils Frédéric a eu un accident de voiture En compagnie de deux autres copains. Cela s’était terminé avec un tonneau dans un champs. Voyant l’état de la voiture.., nous nous demandions comment ils avaient pu en réchapper sans même une égratignure. Mon fils me raconta qu’il avait ressenti comme un sentiment de grande sécurité qui l’avait accompagné pendant le roulé boulé du véhicule. Sur ce, je m’empressais de lui signaler qu’il ne fallait surtout pas forcer le destin.., les anges ne peuvent peut-être pas toujours venir ! Encore des questions… mais comme mes journées en étaient remplies, mon esprit allait avoir toujours plus de travail.

 

Samedi 15 Janvier 2000

LILIANE
Recevant la visite dans l’après midi de LILIANE, la maman de notre voisine, portant une magnifique composition de fleurs séchées pour CAROLE, j’allais encore passer des moments très forts. Cette femme si belle, si sereine, allait nous donner un message d’AMOUR de notre fille ! Je compris rapidement qu’elle avait des dons médiumniques, m’expliquant que ce don lui permettait depuis longtemps d’avoir des contacts avec les gens de l’AU-DELA. Elle me raconta donc ce qu’elle avait vécu la veille au soir … « Une Jeune Fille lui était apparue, dans une jolie robe blanche, entourée d’un halo de lumière ».
N’étant venue que deux fois à la maison auparavant, et n’ayant vu Carole que sur des photos, il lui fallu de précieuses secondes pour la reconnaître et entendre ces mots merveilleux : “Je suis heureuse, dites-leur que je suis heureuse ! “ », ce qui était encore plus extraordinaire, ce fut la description de notre princesse et de la robe blanche. Ici encore, cette dame n’avait jamais vu la robe de Carole.
La description de la position de Carole lorsqu’elle s’est présentée à elle ne pouvait que me confirmer une de ses façons que ma fille avait de se tenir lorsqu’elle voulait nous expliquer quelque chose ! Au lieu de se tenir droite avec les deux pieds côte à côte, elle mettait toujours un pied devant l’autre. Ce qui me permet aujourd’hui de me demander comme elle pouvait faisait pour bien tenir l’équilibre ?
Le soir venu, je m’empressais de raconter à mon épouse cette fabuleuse histoire, mais là encore j’allais me heurter à un esprit cartésien et encore empli de douleur. « Lui as-tu demandé si Carole avait des chaussures pendant cette vision ? » Hélas non, je l’ai oublié et c’est vrai que cela aurait été plus significatif. Je devais finir encore cette soirée avec un doute de plus. Pourquoi parler des chaussures, tout simplement parce que sa Maman n’avait pas voulu lui en mettre pour qu’elle parte plus vite au Ciel. Donc elle ne portait pas de chaussures !
Le plus incroyable devait arriver le lendemain après-midi, le samedi. Liliane est revenue à la Maison pour voir mon épouse et lui expliquer de vive voix cette apparition. Comme elle nous relatait à nouveau cette vision dans les moindres détails, elle ne laissa pas le temps à mon épouse de lui poser une question. Elle dit subitement : « Une chose importante que j’ai oublié de vous dire, Carole ne portait pas de chaussures quand je l’ai vue… ! ». Voyez comment DIEU permet à nos chers disparus de nous passer des messages importants pour lever nos doutes !
Vous pouvez penser que cette dame avait la faculté de lire dans nos pensées ! Je puis vous affirmer que, l’ayant revue à plusieurs reprises, je sais que les personnes ayant des dons médiumniques ne peuvent en aucun cas lire dans les pensées des autres !

Samedi 22 Janvier 2000
Isabelle nous signale que sa télé s’est éteinte toute seule.

En 2000
Isabelle a eu sa radio qui a changé de station et est passée subitement sur SKYROCK (une des stations préférée de Carole).

« LE PLUS BEAU SIGNE »

Dimanche 30 Janvier 2000 à 20h30 :
Avec LUDOVIC, le petit ami de Carole, dans le cimetière, à la nuit tombée ;

LUDO était passé à la maison et nous étions en train de prendre le café tous les deux. Mon épouse arriva alors et nous signala que venant du cimetière, elle avait vu de jeunes enfants jouer devant la tombe de Carole et casser un des petits verres en forme de tulipe qui renfermait un peu de sable marin. Sable que LUDO avait trouvé un jour par hasard dans une de ses chaussures après le départ de Carole !
Contrariés, nous partîmes sur le champs au cimetière en pensant essayer de récupérer au moins le sable. C’est pour cette raison que nous nous sommes retrouvés tous les deux à la tombée de la nuit dans ce cimetière, devant la tombe de Carole, en ayant pris soin de laisser les phares de la voiture allumés afin d’y voir… LUDO se pencha pour embrasser le médaillon contenant la photo de Carole et je m’empressais de lui remonter le moral, en lui expliquant qu’elle n’était plus dans la tombe. A ce moment là, j’eus l’impression que l’on me demandait de tourner doucement la tête vers la droite et, oh stupeur, je vis alors au milieu de la prairie du cimetière où se trouvait habituellement un petit cyprès en mauvais état, un arbre magnifique transformé en cristal. Je me retournais doucement vers LUDO et lui dis : « Veux-tu voir quelque chose que tu ne verras probablement qu’une seule fois dans ta vie… ? » il me répondit par l’affirmative et je lui conseillais donc de tourner la tête lui aussi vers la droite… Je n’avais pas rêvé, il voyait comme moi, quelque chose de surnaturel cet arbre dans une lumière blanche transformé en cristal au milieu de ce cimetière, et ce pendant plusieurs minutes.
Nous n’étions point fous, ni l’un ni l’autre ! D’autant plus que nous vivions ces moments d’enchantement sans aucune euphorie, mais au contraire avec beaucoup de calme et de sérénité, et cela, nous ne pouvions le nier. Soudain, nous vîmes apparaître au pied de cet arbre une petite nappe blanche qui tout doucement grossissait et avançait vers nous. Malheureusement, quelques minutes après, un sentiment de peur traversa mon esprit et je me mis tout doucement à reculer. Bien sûr le nuage disparut sur le champ, ainsi que la vision de cet arbre de cristal.
Nous nous sommes regardés longuement avec LUDO, les yeux remplis d’un bonheur incroyable. Non, nous n’avions pas rêvé.., nous n’étions pas sujets à une hallucination collective, nous étions bien réels nous aussi et cet arbre pendant plusieurs minutes, transformé en cristal, nous avait ouvert la porte d’un espoir immense sur la réalité de la vie après la mort terrestre…
Il est évident que cette « GRACE D’AMOUR » immense que l’on venait de recevoir tous les deux en même temps, allait me permettre de signaler à mes proches que non seulement je ne devenais pas fou, mais que je venais d’avoir en plus mon premier témoin occulaire, digne de foi, qui lui, ne croyait plus en rien depuis le départ de Carole.
Le lendemain, en recevant les amis de Carole, j’allais avoir encore une surprise de taille. En racontant notre aventure de la veille, une des jeunes demoiselles, amie de Carole, me regardant fixement me dit : Pourquoi avez-vous eu peur hier, le nuage …. c’était Carole et votre famille qui venaient vers vous pour vous dire ON VOUS AIME » . . . . . . . . Comment savait elle que j’avais eu peur ? Je ne l’avais dit à personne, sans doute par fierté, mais aussi pour ne pas perturber LUDO.

Voyez-vous si nous sommes assez attentifs et à la recherche sincère d’un AMOUR DISPARU de la terre, DIEU (qui est pour moi l’Amour universel et éternel) nous envoie toujours une deuxième preuve quand on doute encore…